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vendredi 27  juin  2014

Vous allez dire : "qu'est-ce qu'il nous ennuie, celui-là, avec encore une photo de bateau"...

sur le canal de Digoin à Melay, francis Dumelié

Il est 17 h 40. C'est un gros, une péniche de 30 m de long qui passe sous le pont de Melay, en direction de Roanne, et au passage, bien sûr, le capitaine, un Belge, me dit qu'il a touché partout... Et oui, il est bien envasé, notre canal, mais depuis le début de cette année, c'est tout de même le troisème gros bateau qui se risque jusqu'ici, "d'argile et deau" en premier, puis le "Boulari", et enfin celui-là... On attend pour l'année prochaine, l'arrivée du Kairos, péniche de commerce de 1949 dotée de cabines d'hôtes itinérantes. Comme le dit René Fessy, le Président du Liger club de Roanne qui fait tant pour la défense de notre canal, n'est-ce pas là la preuve par 3 de la navigabilité du Roanne-Digoin ? Et j'oserai ajouter, avec un peu de honte, cependant, que le Kairos sera le quatrième des trois mousquetaires...


jeudi 26  juin  2014 : un petit retour en arrière... juste dix ans !

isolation végétale du logement de marinier sur la péniche de francis dumelié

Vous souvenez-vous de l'été 2003 ?  Je stationnais alors sur la Marne, et comme partout, le soleil nous a fait un plaisir rare : à peine couché, il se relevait pour briller, briller, sans le moindre nuage !
Imaginez-vous alors habiter dans une boite en tôles... C'était mon cas... Malgré une isolation en laine de verre, mon logement- l'ancien logement de marinier, à l'arrière de la péniche - je vivais dans un four...La seule solution a été de brancher la pompe immergée dans la rivière, et d'alimenter toute la journée un tuyau  d'arrosage à trous qui mouillait en permanence la tôle surchauffée. Le résultat, assez moyen, a en plus gâté les peintures par un dépot de calcaire incroyable. Il fallait trouver une solution !
Et je l'ai trouvée, naturelle et peu coûteuse : l'installation d'un toit végétal mis en place  sur une couche plastique recouverte de quelques centimètres de terre fait de Crassulacées, plantes "grasses" que l'on trouve presque partout sur les murs de cimetières, les bords de routes, etc... En quelques semaines de vadrouilles en Bourgogne, le long de la Meuse, j'ai réussi à garnir les 35 m² ...
Ca a tout de suite eu belle allure, et très fièr, j'ai vite écrit un article sur la revue Fluvial, certain que d'ici peu, toutes les péniches adopteraient ce mode d'isolation  efficace et surtout peu coûteux...
Et bien pas du tout... Je n'ai pas rencontré un seul bateau ayant adopté ce système... Tant pis pour eux...
Par contre, j'ai trouvé sur internet des commentaires prédisant une corrosion rapide et perçante... Alors, voilà le résultat au bout de 10 ans :


     

En ce moment, les sedums sont en fleurs. Il y a sur ces quelques mètres carrés une bonne vingtaine d'espèces de crassulacées, et l'entretien se résume à rien : les quelques plantes qui déposent leurs graines sur ce support meurent vite de soif...J'ai même mis quelques lichens de haute loire (ci-dessus à gauche), durs comme du bois quand il fait sec, et doux comme un tapis de laine par temps humide...

     

Les joubarbes lancent leurs futures fleurs qui seront épanouies d'ici un mois. La corrosion ? en voilà l'oeuvre : j'ai soulevé la bordure du tapis végétal pour vous montrer : en effet, la couche superficielle de peinture glycérophtalique a vécu, mais l'époxy d'en dessous, qui a quinze ans, dont dix sous la terre est toujours intacte... L'ensemble est très joli, plus qu'écologique, et ça dure, comme vous le voyez... 




mercredi 25  juin  2014
musée de la Tour du Moulin à MarcignyLe Musée de la Tour du Moulin à Marcigny

Musée de la Tour du Moulin à Marcigny  

Architecture magnifique avec, en façade, ces curieux bossages dont le rôle pouvait être défensif au temps des bombardes, permettant de faire rebondir les boulets,  mais qui ici, me font plus penser à des "mouches" que les belles utilisaient pour masquer un grain de beauté... Opinion toute personnelle, et d'ailleurs, les experts n'ont pas d'avis certain sur leur fonction...
Ce Musée abrite de très belles collections, très classiques dans un musée de province : collection de statues en différentes matières, arts décoratifs, beaux arts, une évocation de la fonction de moulin un peu tirée par les cheveux par la présentation d'une meule venant d'ailleurs, et en plus, sous la magnifique charpente en chataignier, une exposition-événement de porcelaines contemporaines réalisées par des artistes entre 1960 et nos jours, dans les ateliers de la Manufacture de Sèvres... A voir jusqu'en novembre 2014.

   
                                               Un outillage de moulin un peu déplacé, me semble-t-il...          fermeture trois points ancienne                          La magnifique charpente de la tour                                                                                                                                 

mardi 24  juin  2014
Il a bien plu la nuit dernière,  la nature en avait vraiment besoin...Et tout le long des berges du canal, entre l'eau et les pâtures, quel merveilleux endroit pour les escargots !
Mais attention, pendant encore une semaine, interdit de faire autre chose que de les regarder... pas plus, de toutes manières, ils ne ronronnent pas ...

escargot de Bourgogne, encore heureux de vivre. Nous ne sommes que le 24 juin !

dimanche 22  juin  2014

Hier soir, c'était la fête de la musique, et depuis la péniche qui est pourtant à quelques centaines de mètres du village, les flons flons nous parvenaient un peu assourdis...
Six couples de copains de la régions - de Charlieu, précisément - ont choisi la péniche pour leur sortie amicale annuelle... Deux des épouses étaient passées devant la péniche en vélo peu après mon arrivée à Melay, et comme ça se fait si facilement ici, on a parlé, elles ont visité, ça leur a plu, et voilà...

petit déjeuner sur la terrasse du bateau d'argile et d'eau  
Les premiers ont émergé de bonne heure, mais il a fallu attendre un peu pour que tout le monde soit là et le petit déjeuner a bien duré deux heures ! mais dans des conditions pareilles, qu'est-ce qui aurait bien pu nous presser ?

jeudi 12 juin  2014

Hier, en milieu d'après midi arrivait sur ma boite Email un avis à la batellerie... Voyez à quoi cela ressemble :

avis à la batellerie

Bourg le Comte, c'est tout près de Melay, et comment ne pas se souvenir du passage de cette écluse au dénivelé impressionnant : 7, 20 m ! vous pourrez la voir d'en bas, depuis la péniche, lorsque je l'ai passée le 8 janvier. Je suis donc allé voir...
L'une des porte aval est sortie de son gond supérieur, ou plus exactement, c'est la pièce maintenant le gond dans la maçonnerie qui a cédé...pourtant, un cylindre d'acier de 5 ou 6 cm de diamètre, c'est solide ! Oui, mais celui-ci a 115 ans ! Ah ! la vieuzeté !

porte aval écluse de Bourg le Comte        

Et ce sera  sans doute un sacré travail pour refaire cette pièce... Heureusement, nous ne sommes pas encore en pleine saison touristique !
Pour plus d'informations sur l'histoire de ce canal de Digoin à Roanne...
et pour le plaisir, j'en extrai cette phrase de l'auteur, Charles Berg, qui aime bien être impertinent... "Les écluses Chassenard 8, Beugnets 9 et Bretons 10 sont désormais automatisées. En conséquence, prévoir une heure de plus qu'auparavant pour leur passage..."

mercredi 11 juin
Le Musée de la voiture à cheval de Marcigny

Constitué par la  famille Lacroix, il montre une collection fabuleuse de voitures attelées du XIX° siècle, dont quelques unes ont l'occasion de participer à des tournages de films ou encore de rouler pour des événements festifs.
Témoins de savoir-faire disparus, ces véhicules, comme toutes les traces du passé, donnent à penser, à rêver, de cette époque ou la production n'était qu'artisanale, donc d'une diversité extraordinaire, diversité et rareté que les spécialistes du "marketing" de nos constructeurs de voitures modernes satisfont en personnalisant à outrance les modèles de grandes séries, qualifiées pour ce faire de séries limitées...
Il faut bien sûr aller voir cette belle mise en scène...


   
La parenté de formes est évidente entre ce buggy fabriqué dans l'Ohio dans la deuxième moitié du XIX° siècle, et cette Ford T de 1922, qui fut produite à partir de 1922 à plus de 15 millions d'exemplaires !

   

Lors des premières années du XX°s, le célèbre dessinateur animalier anglais, Cecil Aldin, avait immortalisé ce carosse, le Road coach, voiture lourde de 1500 kg,

 

Cette superbe calèche parfaitement suspendue par ses huits ressorts a été fabriquée par le célèbre carrossier parisien, Muhlbacher, et a appartenu au non moins célèbre Eugène Schneider, fondateur des fonderies du Creusot qui l'utilisait encore pour transporter de la gare du chemin de fer à ses usines, ses célèbres clients venant faire quelques courses : canons, locomotives, etc..., et les augustes fesses de Nicolas II de Russie ont pu apprécier la douceur de ce siège capitonné !

          

Quelle diversité, quelle invention dans ces accessoires !


dimanche 8 juin

En fin de journée, "d'argile et d'eau" a servi de quai de débarquement... C'est la saison ! 80 personnes ont débarqué de "l'Infatigable", venant de Briennon, pour se rendre à une réception à la Mairie de Melay


Pas de victime, personne n'est tombé à l'eau !

Un peu plus tard, alors que tout est calme, tranquille, j'ai pour moi tout seul le spectacle d'un jeune funambule qui a tendu son fil entre deux arbres, juste devant la péniche !



mardi 3 juin
Quand ils étaient encore petits, mes enfants se moquaient beaucoup de ma tendance prononcée et répétitive,  à arriver en voiture dans un cul de sac, souvent impossible, dans une cour de ferme, à ras d'un gué suspect, à une  clôture nous barrant le chemin, et donc à une interminable marche arrière pour retrouver la civilisation...
Ce n'était pas de la maladresse, mais seulement de la curiosité, et heureusement pour moi, elle ne m'a pas quitté, même si la marche arrière devient plus douloureuse pour mes cervicales !
Mais aujourd'hui, pas de marche arrière hasardeuse, non, mais  une merveilleuse découverte !
Depuis que je suis arrivé à Melay, j'ai eu maintes occasions de rejoindre Roanne par la D43, longeant pendant plusieurs centaines de mètres, juste avant les bâtiments de l'association Emmaeus, sur la gauche de la route, un mur de clôture ne pouvant cacher qu'un château ou quelque construction prestigieuse...
Un panneau indique l'hôtel de Cornillon, petit établissement tout près de l'écluse du même nom, et juste avant, un chemin à gauche...
La végétation ne permet que difficilement de voir assez loin un chateau incontestablement moderne, mais au bout de ce petit chemin, voilà ce que je découvre :

pigeonnier de cornillonpigeonnier cornillon

Une dame charmante est dans la cour...Elle m'accueille avec un sourire... et m'explique que ce pigeonnier est tout ce qui reste du château de Cornillon
On voit dans la construction que la Loire est proche : si le beau calcaire à entroques sert comme partout ici, à monter les arêtes des murs, ce sont les galets de Loire qui, associés à la brique, forment les murs.
Un moment après, son mari arrive sur un gros tracteur : M. et Mme  Chargueraud sont éleveurs, non pas de bêtes de boucherie, mais de reproducteurs, et le mur de l'étable porte les dizaines de trophées gagnés dans les concours depuis trois générations...
Leur logement, superbe, est une ancienne école d'agriculture du 19° siècle...

ancienne école d'agriculture de Cornillonchateau de Cornillon

Et le château, bien plus récent, ne se laisse pas approcher autrement qu'à travers un rideau d'arbres...
Une belle découverte à deux pas d'ici !
dimanche 1° juin 2014
J'ai bien vu que vous faisiez la grasse matinée ce matin, alors j'ai pris quelques photos pour vous ... Il faut être du matin, pour admirer ça !

toile d'araignéetoile d'araignéetoile d'araignée le matin

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